Épisode 1: Lampedusa, symbole d’une démesure


Episodes complémentaire


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  • Le passage de la frontière – 3 min

    Matthieu Rigouste raconte l’histoire d’un sans papier toulousain et le traumatisme de la frontière.

  • Révolutions arabes et migration – 10 min

    Quelles conséquences sur les migrations suite aux changements politiques en Afrique du nord?

  • L’accueil à Lampedusa – 7 min

    Barbara Molinario fu UNHCR raconte le fonctionnement et les problématiques de l’accueil à Lampedusa, la rétention au centre de Contrada Imbriacola et les dynamiques des flux migratoires vers l’ile en 2011.


Lexique


Migrant : se dit d’une personne qui quitte son pays d’origine pour venir s’installer durablement dans un pays dont elle n’a pas la nationalité. Si le terme « immigré » favorise le point de vue du pays d’accueil et le terme « émigré » celui du pays d’origine, le vocable « migrant » prend en compte l’ensemble du processus migratoire.

Etranger : se dit d’une personne qui ne possède pas la nationalité française. Cet état peut changer au cours de la vie d’un individu puisqu’il peut obtenir la nationalité française. La notion d’étranger ne recouvre pas celle d’immigré puisque l’on peut être étranger sans jamais avoir migré (c’est le cas des personnes qui sont nées en France et qui y vivent mais qui n’ont pas la nationalité française) ou à l’inverse être immigré mais pas étranger (c’est le cas des personnes qui sont nées étrangères, qui se sont installées en France et ont obtenu la nationalité française).

Demandeur d’asile : se dit d’une personne qui a fui son pays parce qu’elle y a subi des persécutions ou craint d’en subir et qui demande une protection à la France. Sa demande d’asile est examinée par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) et la Commission des recours des réfugiés. A l’issue de l’instruction de son dossier, le demandeur d’asile est soit reconnu réfugié, soit débouté de sa demande.

Sans papier : se dit d’une personne étrangère qui vit dans un pays sans en avoir obtenu le droit. Cette appellation indique qu’elle n’a pas de papiers l’autorisant à vivre en France : il peut avoir été autorisé à entrer sur le territoire, mais ne pas avoir obtenu l’autorisation d’y rester.

Clandestin : se dit d’une personne qui enfreint les règles relatives au droit de séjourner en France et se soustrait à la surveillance. Très souvent les sans papiers ne sont pas clandestins car leur situation est connue de l’administration.

Réfugié : se dit d’une personne à qui la France accorde une protection, en raison des risques de persécution qu’elle encourt dans son pays d’origine à cause de son appartenance ethnique ou social, de sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques.


Livres/Films


Sans-papiers, Pour lutter contre les idées reçues – Mouvement Utopia, 2010, 76 P.
A travers la déconstruction de quinze idées reçues sur l’immigration, des clés sont données pour le combat contre ces idées. Dix points clés sont énoncés pour instaurer un véritable co-développement entre pays d’origine et pays d’accueil. La politique migratoire ouverte et humaniste en faveur de laquelle se positionne Utopia est nécessaire et réaliste.

Histoire(s) d’immigration – MANIERE DE VOIR, n°62, 2002, 98 P.
Reprend la plupart des articles du Monde Diplomatique portant sur le thème de l’immigration. Plusieurs thèmes sont traités : les raisons du départ du pays d’origine, le travail clandestin, la “ghettoïsation” des étrangers dans les pays occidentaux, la législation mise en place en Europe pour contrôler l’arrivée en masse d’immigrés du Sud…

Les Arrivants – BORIES, Claudine ; CHAGNARD, Patrice, France, 2009, 113 min. DVD, Documentaire.
Caroline et Colette sont assistantes sociales. À longueur de journées, elles reçoivent des familles qui viennent demander l’asile en France. Chaque jour il en arrive de nouvelles – avec ou sans bagages, avec ou sans passeport, dans des charters ou dans des camions bâchés. Comment répondre au flot débordant de toutes ces détresses, de tous ces besoins ? Avec ces familles, c’est le monde entier qui débarque dans la vie de Caroline et Colette, et dans la nôtre. Un monde chaotique et violent, bouleversant.

Dem walla dee, Partir ou mourir – SAEZ, Rodrigo, France, 2008, 28 min. DVD. Documentaire.
Tourné à Dakar par des militants du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde, ce documentaire donne la parole aux Sénégalais, partis clandestinement en chaloupes à travers l’océan atlantique, pour rejoindre l’Europe.Par-delà les récits poignants des traversées, ce film nous fait découvrir les conditions de vie sans espoir de tous ceux qui veulent partir et qui dénoncent leur propre gouvernement, qui après les avoir rapatriés, les abandonne à leur sort.


Art. Presse



Art. Associatifs


Rapport du reseau euro-mediterraneen des droits de l’homme – Fevrier 2009
Rapport final sur la situation des migrants et des réfugiés détenus sur l’île de Lampedusa.

Les frontières assassines de l’Europe – Octobre 2009.
Pour son premier Rapport annuel sur les violations des droits humains aux frontières, Migreurop a choisi de retenir quatre pôles emblématiques des méfaits de la politique menée par l’Union européenne en matière d’immigration et d’asile. La frontière gréco-turque, la région du Calaisis, au nord-ouest de la France, celle d’Oujda, à l’est du Maroc, et l’île de Lampedusa à l’extrême sud de l’Italie, sont autant de haltes, plus ou moins longues, parfois définitives, dans l’odyssée des milliers de personnes qui, chaque année, en tentant de rejoindre l’Europe, cherchent par l’exil choisi ou contraint à échapper au sort qui leur est échu.

Migrations – Etat des lieux 2012, par la Cimade
Un constat d’échec accablant. C’est le bilan que tire La Cimade des politiques menées ces deux dernières années en matière d’immigration dans son état des lieux 2012. Systématisation des contrôles illégaux aux frontières, impossible dialogue avec l’administration, obsession de la fraude ou crise de l’accueil des demandeurs d’asile, les militants de La Cimade témoignent jour après jour des conséquences dramatiques d’une politique uniquement guidée par l’obsession sécuritaire.
“Migrations. État des lieux 2012″ dévoile ainsi une toute autre réalité que celle illustrée par les chiffres record du ministère de l’Intérieur. Une réalité d’hommes et de femmes sans droits, précarisés, humiliés, stigmatisés, criminalisés, traqués… au nom d’une politique électoraliste qui ne remplit même pas les objectifs qu’elle s’est fixé.